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La liberté de choix pour favoriser l’accessibilité au réseau collégial

Montréal, 11 septembre 2017 — L’Association des collèges privés du Québec (ACPQ) manifeste son inquiétude à l’égard des orientations prises par le Parti québécois lors de son récent congrès à propos des collèges anglophones et du financement de l’école privée. Selon monsieur Pierre L’Heureux, directeur général de l’ACPQ, depuis toujours, l’Association positionne l’importance de la liberté de choix comme étant une valeur inestimable au système d’enseignement québécois quant à la langue d’enseignement et au réseau scolaire. Cette liberté de choix ouvre à une grande diversité d’établissements et de programmes favorisant ainsi l’accès aux études collégiales répondant aux besoins des étudiants et qui introduit une saine émulation entre les établissements.

Par ailleurs, l’ACPQ est fière des projets novateurs mis en œuvre dans les collèges où les équipes travaillent passionnément au développement des compétences linguistiques des étudiants. La maîtrise des langues est une préoccupation continue des enseignants et des dirigeants des collèges, et ce, en cohérence avec l’environnement de ces derniers. Un cadre uniformisateur limiterait la capacité d’offrir des expériences multilingues tant demandées par la suite, notamment par le marché du travail.

Autre fait, l’étude économique de Pierre Fortin et de Marc Van Audenrode, réalisée en 2013, démontre que l’existence du réseau collégial privé subventionné fait économiser à l’État jusqu’à 24 millions de $ annuellement (scénarios prenant en compte un déplacement des étudiants du collégial privé au cégep. L’État assumerait alors la facture totale plutôt que seulement 60 p. cent). Ce constat a été notamment repris par la présidente de la Commission de la révision permanente des programmes dans le rapport Cap sur la performance. De plus, l’efficience du réseau privé (taux d’obtention du diplôme) amène une contribution aux revenus annuels des Québécois qui peuvent se chiffrer jusqu’à 400 millions de $.

Pour l’ACPQ, la priorité québécoise reste l’accès et la réussite aux études collégiales, et ce, en tenant compte de l’importance de la maîtrise linguistique des étudiants.